Voyageurs solitaires – Résumé

Résumé : 


Voyageurs solitaires
est une évocation de la vie des routiers, fabriquée à partir de témoignages : « C’est une histoire d’hommes. Nous avons rencontré ces hommes dans plusieurs entreprises de camionnage ou ailleurs et nous les avons écoutés pendant des heures ». Le texte qui résulte de ces rencontres s’interroge sur l’existence singulière des camionneurs qui sillonnent les routes d’Europe, loin de leurs familles : à quoi pensent-ils pendant leurs longs trajets ? comment trompent-ils leur solitude ? que vivent-ils ?

Les témoignages s’organisent autour de thèmes et de scènes de la vie quotidienne des routiers. Il y a d’abord l’attente, la prise de service et l’annonce de la destination. Puis le jour du départ avec l’aménagement consciencieux de la cabine, véritable mobil home. Et finalement la route : la consultation des cartes et du GPS, les mésaventures dans des pays inconnus, les chargements illicites et les tentations (jeu, prostituées).  Malgré leur réserve, les camionneurs racontent aussi leurs angoisses, les mauvais coups qu’ils redoutent ou subissent. Ils parlent du lien compliqué avec ceux qui sont restés (la femme, les enfants, le patron à qui il faut rendre des comptes), des personnages pittoresques croisés en chemin, des relations, parfois conviviales, qui se nouent autour d’un repas sur une aire d’autoroute.

Le texte de Joana Craveiro relève du théâtre documentaire dans la mesure où c’est un recueil d’histoires vraies. Mais l’agencement des thèmes et la récurrence des motifs donnent à l’ensemble une ampleur poétique, voire mythique. Sous la solitude, les frustations et les rêveries de ces hommes en perpétuel déplacement se donne à lire l’inextinguible aspiration à partir et à revenir au pays. Les trajectoires des routiers à travers l’Europe s’apparentent aussi à une métaphore des migrants dont il est question à la fin du texte. L’errance des réfugiés est à relier au thème des guerres coloniales que les camionneurs ont souvent vécues. Dans tous les cas, il s’agit de fuite et d’exil, que les causes soient psychiques, économiques ou politiques.

Regard du traducteur :

Le texte de Joana Craveiro relève du théâtre documentaire dans la mesure où c’est un recueil d’histoires vraies. Mais l’agencement des thèmes et la récurrence des motifs donnent à l’ensemble une ampleur poétique, voire mythique. Sous la solitude, les frustrations et les rêveries de ces hommes en perpétuel déplacement se donne à lire l’inextinguible aspiration à partir et à revenir au pays. Les trajectoires des routiers à travers l’Europe s’apparentent aussi à une métaphore des migrants dont il est question à la fin du texte. L’errance des réfugiés est à relier au thème des guerres coloniales que les camionneurs ont souvent vécues. Dans tous les cas, il s’agit de fuite et d’exil, que les causes soient psychiques, économiques ou politiques.

Source : Site de la Maison Antoine Vitez

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