Le Grognement de la Voie Lactée – Résumé

Résumé :

Le monde court à sa perte, à une vitesse grand V. Un tout petit extra-terrestre vient admonester les Terriens dans ce sens. Puis, c’est le tour de Kim Jong-Un, chef suprême de la République populaire de Corée, de venir nous expliquer qu’il vient enfin de trouver un moyen de réduire la souffrance de ce monde : il veut réunifier les deux Corées. Mais ce n’est pas si simple, comme le lui explique sa consœur la présidente de la Corée du sud Park Geun-Hye. Donald Trump surgit alors pour nous raconter comment il a tenté, en vain, de se débarrasser de sa fortune colossale… Il est suivi par un Bonn Park (oui oui, l’auteur de la pièce…) furieux, prisonnier dans le corps d’une fillette de onze ans, puis d’un enfant atteint d’un cancer qui, à leur tour, tentent de raisonner les habitants de la Terre sur les dangers d’autodestruction généralisée et irrémédiable qui les guettent. Rien n’y fait, pas même l’intervention d’une Cassandre maniaco-dépressive flanquée d’une Heidi Klum obèse qui mange tous les méchants de la Terre. La femme en colère qui veut sauver la social-démocratie allemande nous fait alors part de son plan : abolir les élections, pour ne plus vivre qu’en campagne électorale, période bénie de toutes les promesses. Peu convaincante, elle cède alors la place à une girafe décontractée, et fumeuse, qui apprend au public de la salle comment (ne pas) tendre la joue quand on vous en colle une. Cette fable dystopique et intersidérale est ponctuée de chanson de Nirvana, de TLC, d’Aggro Berlin et d’un Lied de Gustav Mahler.

Regard du traducteur :

L’univers de Bonn Park est d’une noirceur multicolore. Résolument et joyeusement théâtrale, son écriture appelle la scène en même temps qu’elle l’affole. Fils d’Internet et de la mondialisation, l’auteur décortique et recycle les grands thèmes de l’humanité, et en particulier cette incapacité – fruit de notre lâcheté ? – qui est la nôtre d’être à la hauteur de tout ce que nous avons produit dans ce monde, et de prendre soin de notre sort et de notre planète. Orgueil, gourmandise, envie, colère, tous les péchés capitaux y passent, dans un véritable festival de situations aussi loufoques que désespérées. D’un geste d’écriture ample et foisonnant, provocateur et plein de tendresse, Le Grognement de la voie lactée est une gigantesque fresque en prise directe avec la catastrophe mondiale. Mais aussi une sorte d’appel (de rappel) à la forme la plus simple et la plus élémentaire d’amour de notre prochain… la dimension religieuse en moins.

Source : Site de la Maison Antoine Vitez

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